
QuestionRelu par Hugo Berton
Entrepreneur individuel : l'option pour l'impôt sur les sociétés en 2026
Option pour l'impôt sur les sociétés d'un entrepreneur individuel : assimilation à une EURL, demande avant la fin du 3e mois, renonciation, rémunération et cotisations.
Par Hugo Berton · · 3 min de lecture · relu le 15 septembre 2026
En bref
L'entrepreneur individuel, micro ou non, est imposé à l'impôt sur le revenu. S'il relève d'un régime réel, il peut exercer l'option pour l'impôt sur les sociétés en demandant l'assimilation à une EURL, par courrier au service des impôts des entreprises, avant la fin du 3e mois de l'exercice. Sa rémunération devient imposable en traitements et salaires, et ses cotisations portent sur cette rémunération et sur les distributions dépassant 10 % du bénéfice net. Fiche vérifiée le 21 février 2026.
- 3e moisfin du délai pour notifier l'option au service des impôts des entreprises
- 5e exerciceexercice suivant l'option jusqu'au premier acompte duquel la renonciation reste possible
- 10 %part du bénéfice net au-delà de laquelle les revenus distribués supportent des cotisations
Option pour l'impôt sur les sociétés : qui peut la prendre
Selon la fiche Entreprendre Service Public sur le passage de l'entrepreneur individuel de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur les sociétés, vérifiée le 21 février 2026, l'entrepreneur individuel, au régime de la micro-entreprise ou non, est automatiquement imposé à l'impôt sur le revenu, en bénéfices industriels et commerciaux ou en bénéfices non commerciaux. Pour relever de l'impôt sur les sociétés, il doit opter pour être assimilé à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée.
L'option est ouverte à celui qui relève d'un régime réel d'imposition : réel simplifié ou normal en BIC, déclaration contrôlée en BNC. La fiche rappelle qu'un régime réel impose plus d'obligations comptables et déclaratives qu'un régime micro, mais permet de déduire les charges pour leur montant réel.
Conséquences fiscales
L'assimilation crée une personnalité fiscale distincte de celle de l'entrepreneur. L'entreprise sort de l'impôt sur le revenu et suit les règles de l'impôt sur les sociétés, notamment pour le report des déficits et les plus-values. Ses actifs et passifs passent au bilan de l'entreprise assimilée à une EURL.
Pour les plus-values nées de cette cessation et du transfert du patrimoine, l'entrepreneur choisit entre la neutralité fiscale, qui les place en report d'imposition, et leur imposition immédiate. Sa rémunération est imposée à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires, ses autres revenus tirés de l'entreprise dans celle des revenus de capitaux mobiliers.
Cotisations sociales après l'option
L'entrepreneur reste redevable des cotisations des travailleurs indépendants, calculées sur ses rémunérations nettes, c'est-à-dire après déduction de ses cotisations personnelles obligatoires et de ses frais réels, majorées des primes et cotisations facultatives. Les revenus distribués y sont aussi soumis pour la fraction qui dépasse 10 % du bénéfice net.
Demander l'option, puis y renoncer
La demande part par courrier au service des impôts des entreprises du lieu de l'établissement principal, avec le nom, le prénom, la dénomination Entrepreneur individuel ou EI, l'adresse et la signature. Elle doit être notifiée avant la fin du 3e mois de l'exercice.
La fiche présente l'option comme irrévocable, puis admet une renonciation à l'impôt sur les sociétés jusqu'au mois qui précède le premier acompte d'IS du 5e exercice suivant celui de l'option. La renonciation indique la dénomination, l'adresse, le lieu du principal établissement s'il diffère, et l'exercice visé.
| Étape | Ce que prévoit la fiche |
|---|---|
| demande d'option | courrier au service des impôts des entreprises, avant la fin du 3e mois de l'exercice |
| mentions de la demande | nom, prénom, dénomination Entrepreneur individuel ou EI, adresse, signature |
| rémunération | traitements et salaires à l'impôt sur le revenu |
| autres revenus tirés de l'entreprise | revenus de capitaux mobiliers |
| cotisations | sur les rémunérations nettes et les distributions au-delà de 10 % du bénéfice net |
| renonciation | jusqu'au mois qui précède le premier acompte d'IS du 5e exercice suivant l'option |
Écarts dans la fiche
La fiche qualifie d'irrévocable l'option pour l'assimilation à une EURL, puis indique que l'entrepreneur peut finalement « renoncer à l'impôt sur les sociétés » jusqu'au mois qui précède le premier acompte du 5e exercice suivant l'option.
Elle écrit aussi « cette assimilation créé », « Celles -ci », « du votre bénéfice net » et « jusqu'au mois précédent le versement ». Nous publions ces écarts sans les trancher.
Ce que cela change pour une TPE
Notre lecture, pour un commerçant en entreprise individuelle au réel dont l'exercice court du 1er janvier au 31 décembre 2026 : l'option devait être notifiée avant la fin du 3e mois, soit avant la fin mars 2026. Une option prise pour 2026 peut être abandonnée jusqu'au mois qui précède le premier acompte d'IS de l'exercice 2031. Notre calcul : avec 40 000 € de bénéfice net, 10 000 € de revenus distribués supporteraient les cotisations pour 6 000 €, la part au-delà de 4 000 €. Voir notre page sur l'impôt sur les sociétés, notre page sur les plus-values professionnelles et notre page sur le choix de la forme juridique.
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne calcule ni l'impôt sur les sociétés dû, ni le report d'imposition des plus-values en détail, ni les obligations comptables de l'entreprise assimilée, ni l'effet de l'option sur la TVA. Fiche vérifiée le 21 février 2026, lue le 15 septembre 2026.
Questions fréquentes
Un micro-entrepreneur peut-il opter pour l'impôt sur les sociétés ?
La fiche réserve l'option à l'entrepreneur individuel qui relève d'un régime réel d'imposition.
Comment demander l'option pour l'impôt sur les sociétés ?
Par courrier au service des impôts des entreprises, avec nom, prénom, dénomination EI, adresse et signature, avant la fin du 3e mois de l'exercice.
Comment est imposée la rémunération de l'entrepreneur après l'option ?
À l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires ; ses autres revenus tirés de l'entreprise relèvent des revenus de capitaux mobiliers.
Peut-on revenir à l'impôt sur le revenu ?
La fiche prévoit une renonciation possible jusqu'au mois qui précède le premier acompte d'IS du 5e exercice suivant l'option.
Les revenus distribués de l'EI à l'IS supportent-ils des cotisations ?
Oui pour la fraction qui dépasse 10 % du bénéfice net.
Sources consultées
- Entreprendre Service Public — Entrepreneur individuel : passer de l'impôt sur le revenu (IR) à l'impôt sur les sociétés (IS) (vérifiée le 21 février 2026)entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026