
QuestionRelu par Hugo Berton
Impôt du micro-entrepreneur en 2026 : abattement ou versement libératoire
Micro-entrepreneur en 2026 : abattement de 71, 50 ou 34 %, versement libératoire à 1 %, 1,7 % ou 2,2 %, revenu fiscal de référence, option avant le 30 septembre.
Par Hugo Berton · · 4 min de lecture · relu le 15 septembre 2026
En bref
Le micro-entrepreneur paie par défaut l'impôt sur le revenu au prélèvement à la source, sur son chiffre d'affaires diminué d'un abattement de 71 % en vente, 50 % en prestations de services BIC ou 34 % en libéral. Sur option, le versement libératoire remplace ce calcul par un taux appliqué au chiffre d'affaires, 1 %, 1,7 % ou 2,2 %, payé avec les cotisations à l'Urssaf, si le revenu fiscal de référence de N-2 reste sous 29 579 € pour une personne seule. Fiche vérifiée le 13 mai 2026.
- 71 %abattement forfaitaire en vente et hébergement au prélèvement à la source
- 2,2 %taux du versement libératoire pour une activité libérale
- 29 579 €revenu fiscal de référence de N-2 sous lequel une personne seule peut opter
Versement libératoire ou prélèvement à la source : deux façons de payer
Selon la fiche Entreprendre Service Public sur le régime fiscal de la micro-entreprise, vérifiée le 13 mai 2026, le micro-entrepreneur relève du régime micro-fiscal pour son impôt et du régime micro-social pour ses cotisations. L'impôt se paie soit au prélèvement à la source, régime classique appliqué par défaut, soit par versement forfaitaire libératoire sur option. Le régime micro-fiscal s'applique en 2026 si le chiffre d'affaires HT de 2025 ou de 2024 n'a pas dépassé 203 100 € en commerce et hébergement, 83 600 € en prestations de services ou en libéral, et se perd après 2 années de dépassement.
Certains contribuables en sont exclus quel que soit leur chiffre d'affaires, comme les sociétés relevant du régime des sociétés de personnes, l'associé unique non dirigeant d'une EURL, les personnes morales à l'impôt sur les sociétés ou les marchands de biens. Dans les deux formules, les obligations restent allégées : déclaration périodique et annuelle du chiffre d'affaires, livre des recettes ou registre des achats, factures conformes et compte bancaire.
Au prélèvement à la source : l'abattement forfaitaire
Les acomptes, calculés par l'administration sur les revenus déclarés l'année précédente, sont prélevés chaque mois ou chaque trimestre. La base imposable est le chiffre d'affaires diminué d'un abattement forfaitaire qui tient lieu de charges, puis soumise au barème progressif. L'abattement ne peut pas être inférieur à 305 €, ou 610 € en cas d'activité mixte, où chaque taux s'applique à la part de chiffre d'affaires correspondante. Les revenus se déclarent sur la 2042 C Pro, avec les plus ou moins-values de cession des biens affectés à l'activité.
| Activité | Abattement | Exemple de la fiche |
|---|---|---|
| vente et hébergement, hors meublés de tourisme | 71 % | 175 000 € de chiffre d'affaires, 50 750 € imposables |
| prestations de services BIC | 50 % | 65 000 € de chiffre d'affaires, 32 500 € imposables |
| meublés de tourisme classés et chambres d'hôtes, revenus 2025 | 50 % | 8 500 € de chiffre d'affaires, 4 250 € imposables |
| meublés de tourisme non classés, revenus 2025 | 30 % | 8 500 € de chiffre d'affaires, 5 950 € imposables |
| activité libérale BNC | 34 % | 65 000 € de chiffre d'affaires, 42 900 € imposables |
Le versement libératoire : taux, conditions et calendrier
Avec le versement libératoire, l'impôt est calculé directement sur le chiffre d'affaires HT déclaré chaque mois ou trimestre et payé en même temps que les cotisations sociales : 1 % pour le commerce, la restauration et le logement hors meublés, 1,7 % pour les autres activités BIC, dont les prestations de services, 2,2 % pour les activités BNC. Les revenus sont aussi portés sur la 2042 C Pro, sans seconde imposition. Un chiffre d'affaires nul ne donne ni impôt ni cotisations, mais la déclaration reste due avec la mention néant.
L'option suppose que le revenu fiscal de référence du foyer de l'année N-2 reste inférieur à 29 579 € pour une personne seule, 59 158 € pour un couple, 73 947,50 € avec un enfant et 88 737 € avec deux enfants. Elle se demande à l'Urssaf avant le 30 septembre pour l'année suivante, ou avant le dernier jour du 3e mois qui suit le mois de création. L'acompte du prélèvement à la source n'est pas annulé automatiquement : il faut le déprogrammer dans son espace particulier. La sortie se demande au plus tard le 30 septembre, et le dépassement des seuils de revenu ou de chiffre d'affaires y met fin.
Sortir du régime micro-fiscal
L'option pour un régime réel se fait par écrit daté et signé au service des impôts des entreprises, par exemple en déposant une 2031-SD ou une 2035-SD, dans le délai de dépôt des déclarations de résultats de l'année précédente ; elle vaut 1 an, se reconduit automatiquement et fait perdre le micro-social, mais pas forcément la franchise en base de TVA. Renoncer au micro-social se fait auprès de l'Urssaf avant le 31 décembre pour l'année suivante. Une micro-entreprise sans chiffre d'affaires déclaré pendant 24 mois ou 8 trimestres consécutifs est radiée d'office.
Écarts dans la fiche
Pour l'activité mixte, la fiche demande de respecter les deux seuils « au cours de chacune des années N-1 et N-2 », puis ses tableaux retiennent le chiffre d'affaires de 2025 ou de 2024 et précisent qu'un dépassement sur une seule année n'empêche pas le régime. Pour les meublés de tourisme non classés, l'exemple décrit une location de meublé « classé ».
Pour l'option en cours d'année, la fiche fixe la limite au dernier jour du 3e mois suivant la création, puis donne, pour une activité démarrée en septembre 2026, une option à effectuer « avant le 30 décembre 2026 ». Elle conditionne aussi le versement libératoire au revenu fiscal « de la micro-entreprise » avant de viser celui du foyer fiscal, et écrit « impôt.gouv.fr » à côté de impots.gouv.fr.
Elle écrit enfin « s’apppliquer », « déduction fisale », « micro-enterprise » et « chifffre d’affaires ». Nous publions ces écarts sans les trancher.
Ce que cela change pour une TPE
Notre calcul, pour un réparateur de vélos en prestations de services BIC, seul, avec 40 000 € de chiffre d'affaires en 2026 : au versement libératoire, 680 € d'impôt à 1,7 %, payés au fil des déclarations ; au prélèvement à la source, une base de 20 000 € après l'abattement de 50 %, soumise au barème avec les autres revenus du foyer. Notre lecture : l'option n'est ouverte que si son revenu fiscal de référence de 2024 est inférieur à 29 579 €, et pour 2027 elle doit être demandée avant le 30 septembre 2026. Voir notre page sur les seuils de la micro-entreprise, notre page sur la comptabilité du micro-entrepreneur et notre page sur la micro-entreprise et l'entreprise individuelle.
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne calcule pas l'impôt dû au barème, qui dépend de tout le foyer, et ne détaille ni les cotisations du micro-social, ni la CFE, ni la franchise en base de TVA. Fiche vérifiée le 13 mai 2026, lue le 15 septembre 2026.
Questions fréquentes
Quel est le taux du versement libératoire en 2026 ?
1 % pour le commerce, la restauration et le logement, 1,7 % pour les autres activités BIC, 2,2 % pour les activités BNC, appliqués au chiffre d'affaires HT.
Quel revenu fiscal de référence pour opter pour le versement libératoire ?
Celui du foyer de l'année N-2 doit rester inférieur à 29 579 € pour une personne seule, 59 158 € pour un couple, 73 947,50 € avec un enfant, 88 737 € avec deux enfants.
Quand demander le versement libératoire ?
À l'Urssaf avant le 30 septembre pour l'année suivante, ou avant le dernier jour du 3e mois qui suit la création.
Quel abattement pour un micro-entrepreneur ?
71 % en vente et hébergement, 50 % en prestations de services BIC, 34 % en libéral, avec un minimum de 305 €.
Faut-il déclarer un chiffre d'affaires nul ?
Oui, la déclaration reste obligatoire avec la mention néant, sans impôt ni cotisations à payer.
Sources consultées
- Entreprendre Service Public — Régime fiscal de la micro-entreprise (vérifiée le 13 mai 2026)entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026