
QuestionRelu par Hugo Berton
Contrat d'appui au projet d'entreprise : Cape, 3 ans, protection sociale
Contrat d'appui au projet d'entreprise : Cape d'un an renouvelable 2 fois, bénéficiaires, clauses du contrat, mentions sur les factures, protection sociale, ARE.
Par Hugo Berton · · 3 min de lecture · relu le 15 septembre 2026
En bref
Le contrat d'appui au projet d'entreprise, ou Cape, permet de tester un projet de création ou de reprise avec l'aide d'une entreprise ou d'une association accompagnatrice. Conclu par écrit pour 1 an au plus et renouvelable 2 fois, il est ouvert aux demandeurs d'emploi, bénéficiaires de minima sociaux, salariés à temps partiel et dirigeants associés uniques d'EURL ou de SASU, pas aux salariés à temps plein. Ce n'est pas un contrat de travail, mais le bénéficiaire relève du régime général comme assimilé salarié. Fiche Service Public vérifiée le 4 septembre 2026.
- 1 andurée maximale d'un contrat Cape, renouvelable par écrit 2 fois
- 3 ansdurée maximale d'un contrat Cape, renouvellements compris
- 9 clauseséléments que le contrat doit préciser, du programme de préparation au remboursement des cotisations
Contrat d'appui au projet d'entreprise : tester avant de créer
Selon la fiche Entreprendre Service Public « Contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) », vérifiée le 4 septembre 2026, le Cape est un contrat écrit entre un porteur de projet et une structure accompagnatrice, entreprise ou association. La structure s'engage à fournir une aide continue pour préparer la création ou la reprise ; en contrepartie, le porteur suit un programme de préparation à la création ou à la reprise et à la gestion d'une activité économique. Le Cape n'est pas un contrat de travail.
Il dure 1 an au plus et peut être renouvelé par écrit 2 fois, soit 3 ans au maximum. Il faut porter un projet de création ou de reprise et être demandeur d'emploi ou bénéficiaire d'un minimum social comme l'ASS ou le RSA, salarié à temps partiel, ou dirigeant associé unique d'une EURL ou d'une SASU ; un salarié à temps plein ne peut pas en bénéficier.
Ce que le contrat doit préciser
Le contrat fixe les engagements des deux parties en distinguant ceux prévus jusqu'au début de l'activité et ceux applicables ensuite. La fiche liste neuf éléments qu'il doit préciser.
| Élément | Contenu selon la fiche |
|---|---|
| programme | préparation à la création ou à la reprise et à la gestion d'une entreprise |
| engagements | ceux de chaque partie, avant et après le début de l'activité |
| moyens | montant et conditions d'utilisation des moyens mis à disposition par la structure |
| rétribution de la structure | conditions de calcul ou montant forfaitaire, et évolution possible |
| engagements envers les tiers | nature, montant maximal, conditions et partie qui en supporte la charge financière |
| données comptables | conditions et périodicité de l'information de la structure après le début de l'activité |
| rupture | mode de rupture anticipée |
| rémunération du porteur | rémunération éventuelle, conditions de calcul et de versement |
| cotisations sociales | remboursement à la structure de celles versées pour le porteur après le début de l'activité |
Avant et après l'immatriculation
Tant que l'activité n'est pas lancée, la structure accompagnatrice se porte garante des engagements du porteur envers les tiers : il peut conclure un accord avec un client, une banque ou un partenaire. Sur tous ses documents commerciaux, factures, bons de commande, publicités, il indique le bénéfice d'un Cape et sa durée, ainsi que la dénomination sociale, le siège et le numéro d'identification de la structure.
Il peut ensuite débuter son activité et accomplir les formalités de création : l'immatriculation d'une entreprise individuelle, micro-entreprise comprise, ou d'une société se fait sur le guichet des formalités des entreprises.
Protection sociale, cotisations et aides
Sans contrat de travail, le bénéficiaire a la même protection sociale qu'un salarié pendant tout le Cape : régime général de sécurité sociale, assurance chômage, accidents du travail et maladies professionnelles ; il est rattaché au régime général comme assimilé salarié jusqu'à l'expiration du contrat. La structure assume les obligations sociales d'un employeur : elle informe l'Urssaf et France Travail de la signature, de la durée et des renouvellements, déclare et paie les cotisations.
Ces cotisations reposent sur les recettes hors taxes de l'activité et sur la rémunération éventuellement prévue avant le début d'activité ; sans rémunération ni recette, elles ne sont pas dues, sauf la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles, qui reste due par la structure. Le porteur conserve sous certaines conditions ses droits à l'ARE ou au RSA, et peut bénéficier de l'Acre comme tout créateur.
Écarts entre fiches
La fiche sur la coopérative d'activité et d'emploi, vérifiée le 13 août 2026, écrit à l'entrepreneur en Cape : « Vous percevez une rétribution, qui est une aide financière ». La fiche du 4 septembre 2026 emploie ce mot pour la rétribution de la structure accompagnatrice et parle, pour le porteur, d'une « Rémunération éventuelle du bénéficiaire ».
Sur le chômage, la fiche sur la coopérative écrit « Vous conservez votre inscription à France Travail et vos indemnités » pendant le Cape ; celle du 4 septembre 2026 dit que le porteur conserve ses droits aux aides sociales « sous certaines conditions ». Elle ouvre aussi une parenthèse jamais fermée : « (EURL ou d'une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) ». Nous publions ces écarts sans les trancher.
Ce que cela change pour un créateur
Notre lecture, pour une salariée à temps partiel qui prépare un atelier de couture : un Cape d'un an renouvelable lui permet de conclure avec ses premiers clients sous la garantie de la structure, à condition de mentionner le Cape et la structure sur ses documents commerciaux ; elle reste couverte comme assimilée salariée. À temps plein, elle ne pourrait pas signer de Cape. Voir notre page sur la coopérative d'activité et d'emploi, notre page sur le cumul du chômage et de la micro-entreprise et notre page sur les différences entre micro-entreprise et entreprise individuelle.
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne détaille ni l'Acre, ni les règles d'assurance chômage de l'Unédic, ni le choix d'une structure accompagnatrice. Fiches vérifiées le 4 septembre et le 13 août 2026, lues le 15 septembre 2026.
Questions fréquentes
Qui peut signer un contrat Cape ?
Un porteur de projet demandeur d'emploi, bénéficiaire de minima sociaux, salarié à temps partiel ou dirigeant associé unique d'EURL ou de SASU.
Combien de temps dure un Cape ?
1 an au plus, renouvelable par écrit 2 fois, soit 3 ans au maximum.
Le Cape est-il un contrat de travail ?
Non, mais le bénéficiaire a la même protection sociale qu'un salarié et relève du régime général comme assimilé salarié.
Que mentionner sur ses factures en Cape ?
Le bénéfice du Cape et sa durée, ainsi que la dénomination sociale, le siège et le numéro d'identification de la structure.
Les cotisations sont-elles dues sans chiffre d'affaires ?
Non sans recette ni rémunération, sauf la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles, due par la structure.
Sources consultées
- Entreprendre Service Public — Contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) (vérifiée le 4 septembre 2026)entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026
- Entreprendre Service Public — Comment tester son activité dans une coopérative d'activités et d'emploi (CAE) ? (vérifiée le 13 août 2026)entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026