
QuestionRelu par Hugo Berton
CGV : obligatoires ou non, et que doivent-elles contenir en 2026
CGV : obligatoires face aux particuliers, sur demande entre professionnels, mentions, clauses abusives, rétractation en un clic depuis juin 2026, amendes.
Par Hugo Berton · · 3 min de lecture · relu le 14 septembre 2026
En bref
Les CGV sont obligatoires avant toute vente à un particulier ; entre professionnels, elles doivent être communiquées au client qui les demande, rappelle la fiche du service public vérifiée le 1er juillet 2026. Face à un professionnel, elles précisent les conditions de vente, le barème de prix, les délais de paiement, le taux des pénalités de retard et l'indemnité de 40 €. Ne pas les communiquer expose à une amende pouvant atteindre 15 000 € pour une entreprise individuelle et 75 000 € pour une société.
- 19 juin 2026date à partir de laquelle un site de vente en ligne doit permettre au consommateur de se rétracter directement en ligne, selon la fiche
- 15 000 €d'amende administrative maximale pour une entreprise individuelle qui ne communique pas ses CGV, 75 000 € pour une société
CGV : obligatoires ou non selon le client
La fiche « Conditions générales de vente (CGV) » d'Entreprendre Service Public, vérifiée le 1er juillet 2026, fait dépendre l'obligation de la nature du client, avec un cas intermédiaire souvent ignoré.
| Client | Obligation | Précision de la fiche |
|---|---|---|
| Professionnel | communiquer les CGV s'il les demande | pas d'obligation envers un concurrent, sauf s'il démontre vouloir commander |
| Particulier | fournir les CGV avant la conclusion du contrat | obligation précontractuelle d'information |
| Professionnel assimilé à un consommateur | mentions applicables aux particuliers | 5 salariés au plus, achat hors de son activité principale, conclu à distance ou hors établissement |
Face à un professionnel : les mentions obligatoires
Si elles existent, les CGV entre professionnels doivent indiquer les conditions de vente ou d'exécution, les éléments de détermination du prix, avec de préférence un barème HT, et les conditions de règlement. Sans délai indiqué, le prix est dû le 30e jour après la réception ou la prestation ; un délai convenu ne peut dépasser 60 jours après la facture, ou 45 jours fin de mois.
Les modalités et le taux des pénalités de retard « doivent impérativement figurer dans les CGV », sans pouvoir descendre sous 8,25 %, de même que l'indemnité forfaitaire de 40 € et les conditions d'escompte proposées. Le calcul des pénalités en 2026 est détaillé sur notre page sur les délais de paiement.
Face à un particulier : ce qui doit être dit avant la vente
En boutique comme à distance, le particulier doit connaître avant de s'engager les caractéristiques essentielles, le prix, le délai de livraison, les informations sur le professionnel, les garanties légales et la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation. Pour une prestation de services, s'ajoutent notamment la forme juridique, le numéro de TVA et, pour les entreprises des métiers et de l'artisanat, le numéro d'inscription au RCS ou au RNE, ainsi que l'assurance professionnelle.
À distance, la fiche ajoute le numéro Siren, le droit de rétractation de 14 jours avec ses modalités et un formulaire type, les frais de renvoi à la charge du consommateur en cas de rétractation, et les modes de règlement des litiges.
Depuis le 19 juin 2026 : la rétractation en un clic
« À compter du 19 juin 2026, les professionnels concluant des contrats à distance via une interface en ligne devront proposer une fonctionnalité permettant au consommateur d'exercer son droit de rétractation directement en ligne », écrit la fiche, qui parle d'un « un clic pour se rétracter ». Interfaces de vente et CGV doivent être adaptées. Les autres obligations du site marchand sont sur notre page sur les mentions légales d'un site.
Les clauses abusives à éviter
Certaines clauses sont « considérées comme abusives et donc automatiquement interdites » dans un contrat avec un consommateur. La fiche cite par exemple la modification unilatérale du prix à tout moment sans préavis, le vendeur « seul juge de la conformité du produit », la résiliation laissée à la seule discrétion du professionnel, la conservation de l'acompte quand c'est le prestataire qui annule, une date d'exécution seulement indicative, ou une clause qui interdit au client de saisir le tribunal compétent.
Communication et sanctions
Les CGV se communiquent sur un support durable, papier ou e-mail par exemple ; sur un site, le lien doit être visible et facilement accessible sur toutes les pages, souvent en pied de page. Ne pas les communiquer, ou de façon incomplète, expose à une injonction de la DGCCRF et à une amende pouvant atteindre 15 000 € pour une entreprise individuelle, micro-entrepreneur compris, et 75 000 € pour une société.
Surtout, sans CGV ou avec des CGV irrégulières, le vendeur « perd le bénéfice de ses principales protections contractuelles » : délais de paiement, clauses limitatives de responsabilité et clause de réserve de propriété.
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne reproduit pas la liste complète des clauses abusives ni des mentions propres à chaque profession réglementée. Fiche lue le 14 septembre 2026.
Questions fréquentes
Les CGV sont-elles obligatoires pour un auto-entrepreneur ?
Oui dès qu'il vend à des particuliers, avant la conclusion du contrat ; entre professionnels, elles ne sont pas obligatoires mais doivent être communiquées au client qui les demande.
Que doivent contenir des CGV entre professionnels ?
Les conditions de vente, les éléments de prix, les conditions de règlement, le taux et les modalités des pénalités de retard, l'indemnité de 40 € et les conditions d'escompte proposées.
Qu'est-ce que la rétractation en un clic ?
Depuis le 19 juin 2026, un professionnel qui vend à distance via une interface en ligne doit permettre au consommateur d'exercer son droit de rétractation directement en ligne.
Que risque une entreprise qui ne communique pas ses CGV ?
Une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une entreprise individuelle et 75 000 € pour une société, et la perte de protections comme la clause de réserve de propriété.
Sources consultées
- Entreprendre Service Public — Conditions générales de vente (CGV) (vérifiée le 1er juillet 2026)entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026