
QuestionRelu par Hugo Berton
Facture électronique et e-commerce : ce que doit transmettre un site
E-commerce : ventes aux particuliers en e-reporting, ventes à distance dans l'UE de part et d'autre de 10 000 €, taille du vendeur et non du site, selon la DGFiP.
Par Hugo Berton · · 2 min de lecture · relu le 14 septembre 2026
En bref
Un site d'e-commerce qui vend à des particuliers ne fait pas de facture électronique pour ces ventes : il les déclare en e-reporting, en montant total par jour, par sa plateforme agréée. Le tableau des opérations de la DGFiP y range aussi les ventes à distance vers des particuliers d'autres pays de l'Union, de part et d'autre du seuil de 10 000 €. Les ventes à des professionnels établis en France suivent la facture électronique. C'est la taille de l'entreprise, pas celle de la plateforme de vente, qui fixe la date.
- 10 000 €seuil de ventes à distance dans l'Union qui décide de la TVA applicable ; dans les deux cas, la vente relève de l'e-reporting du vendeur établi en France
- 20271er septembre : début de l'e-reporting des ventes en ligne pour les petites et micro-entreprises
E-commerce : les ventes aux particuliers passent en e-reporting
Pour une vente à un particulier, en France ou à l'étranger, la foire aux questions « Je découvre la facturation électronique » de la DGFiP, version du 1er septembre 2026, prévoit une transmission de données à l'administration, l'e-reporting, et non une facture électronique. Le vendeur transmet « le montant total des opérations réalisées par jour » sur une période définie, par l'intermédiaire de sa plateforme agréée, et peut continuer à adresser la facture au client par le canal de son choix.
Le tableau des opérations de la DGFiP le confirme pour la vente à un particulier en France, quel que soit l'outil : logiciel de caisse, facture, carnet à souche ou « aucun outil d'enregistrement des opérations B2C ». Le détail est dans notre page sur les ventes aux particuliers, les fréquences dans notre page sur l'e-reporting.
Ventes à distance dans l'Union européenne
Les ventes en ligne vers des particuliers d'autres pays de l'Union sont toutes dans le champ de l'e-reporting du vendeur établi en France. Le seuil de 10 000 € de ventes sur l'ensemble des États membres change la TVA applicable, pas le dispositif.
| Situation | Exemple donné par la DGFiP | Dispositif |
|---|---|---|
| Vente à distance au-delà de 10 000 € de ventes dans l'Union | un bien vendu à un particulier belge, soumis à la TVA en Belgique | e-reporting du vendeur |
| Vente à distance sous 10 000 € de ventes dans l'Union | un bien vendu à un particulier belge, soumis à la TVA française | e-reporting du vendeur |
| Expédition depuis un autre pays de l'Union vers la France | un bien expédié d'un entrepôt en Belgique à un particulier français | e-reporting du vendeur |
| Vente à un particulier en France | commerçant avec logiciel de caisse, facture ou sans outil d'enregistrement | e-reporting du vendeur |
Places de marché : c'est le vendeur qui compte
Une entreprise qui vend par une interface électronique ou un site d'e-commerce « reste », selon la foire aux questions « J'approfondis » de la DGFiP, le seul redevable de la facture électronique et des transmissions de données. « Le critère à prendre en compte est celui de la taille de l'entreprise qui utilise l'interface numérique. » Même quand une plateforme intervient comme assujetti facilitateur, ce qui modifie les règles de TVA, les obligations de la réforme portent sur le vendeur qui utilise la plateforme.
Un vendeur établi hors de France qui vend à des particuliers français n'est soumis à l'e-reporting que s'il n'utilise pas le guichet unique européen de TVA : voir notre page sur les entreprises étrangères.
Les ventes à des professionnels
Un site qui vend aussi à des entreprises établies en France émet pour ces ventes une facture électronique par une plateforme agréée, au plus tard le 1er septembre 2027 pour une petite entreprise. Comme toute entreprise, il doit pouvoir recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs depuis le 1er septembre 2026. Les critères de taille sont dans notre page sur la taille de l'entreprise.
Ce que cette page ne dit pas
Aucune page d'éditeur relue le 14 septembre 2026 ne détaille le cas de l'e-commerce : cette page s'appuie sur les seuls documents de la DGFiP. Elle ne traite pas des règles de TVA des ventes à distance ni du guichet unique. Sources lues le 14 septembre 2026.
Questions fréquentes
Un site e-commerce doit-il émettre des factures électroniques ?
Pas pour ses ventes à des particuliers, qui relèvent de l'e-reporting selon la DGFiP ; oui pour ses ventes à des entreprises établies en France, à la date fixée par sa taille.
Que transmet un e-commerçant pour ses ventes aux particuliers ?
Le montant total des opérations réalisées par jour, sur une période définie, par l'intermédiaire de sa plateforme agréée, d'après la DGFiP.
Je vends sur une marketplace : qui est concerné ?
Le vendeur : la DGFiP indique que l'entreprise qui utilise l'interface reste seule redevable des obligations, et que c'est sa taille qui compte.
Mes ventes à des particuliers européens sont-elles concernées ?
Oui, par l'e-reporting : le tableau de la DGFiP range les ventes à distance dans l'Union dans le champ du vendeur établi en France, au-delà comme en deçà du seuil de 10 000 €.
Sources consultées
- impots.gouv.fr — À partir de quand suis-je concerné par la réforme ?impots.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026
- DGFiP — Foire aux questions « Je découvre la facturation électronique » (PDF, version du 1er septembre 2026)impots.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026
- DGFiP — Foire aux questions « J'approfondis la facturation électronique » (PDF, version du 1er septembre 2026)impots.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026
- DGFiP — Tableau des opérations situées dans le champ du e-reporting (PDF)impots.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026