
QuestionRelu par Hugo Berton
Fraude au faux conseiller bancaire : que faire, et la règle qui l'évite
Faux conseiller bancaire : ne rien valider, faire opposition, rappeler sa banque, signaler sur Perceval, porter plainte. La fiche officielle de mai 2026, pas à pas.
Par Hugo Berton · · 2 min de lecture · relu le 14 septembre 2026
En bref
Face à une fraude au faux conseiller bancaire, Cybermalveillance.gouv.fr, dans sa fiche mise à jour le 7 mai 2026, rappelle d'abord qu'un vrai conseiller ne demande jamais de mot de passe, de code de confirmation ni de valider une opération sur l'application. Si l'appel a eu lieu : faire opposition sans délai à la carte, changer l'accès à la banque en ligne, signaler à la banque les opérations frauduleuses et en demander le remboursement, conserver les preuves, signaler une fraude à la carte sur Perceval et porter plainte.
- 0 892 705 705serveur interbancaire d'opposition à la carte bancaire, numéro surtaxé ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, cité par la fiche
- 375 000 €d'amende et cinq ans d'emprisonnement encourus pour escroquerie, selon la fiche mise à jour le 7 mai 2026
Faux conseiller bancaire : le scénario de l'arnaque
La fiche « Que faire en cas de fraude au faux conseiller bancaire ? », publiée le 19 janvier 2023 et mise à jour le 7 mai 2026, décrit un escroc qui se présente comme conseiller ou agent du service anti-fraude de la banque. Il dispose souvent d'informations pour paraître crédible, identité, adresse, coordonnées de carte, parfois numéro de compte, et usurpe même dans certains cas un numéro de téléphone de la banque.
Il signale des opérations suspectes et propose de les bloquer en urgence. Les codes reçus par SMS ou les confirmations dans l'application qu'il fait valider servent en réalité à passer ses opérations : achats, ajout de bénéficiaire, virements. Parfois, il demande le code secret de la carte et envoie un coursier la récupérer « au prétexte de la sécuriser ou bien la détruire ». Ses informations viennent d'un hameçonnage, d'un piratage de compte, d'un virus ou d'une fuite de données.
La règle qui déjoue l'arnaque
« Jamais un conseiller de votre banque ne vous demandera de lui communiquer votre mot de passe, des codes de confirmation ou encore d'effectuer des actions de validation ou d'annulation d'opérations sur votre application bancaire pour de supposées fraudes en cours sur vos comptes », écrit la fiche. Pas plus que le code secret de la carte, ni de la remettre à un coursier.
D'où le réflexe : raccrocher et vérifier soi-même en contactant sa banque par ses moyens habituels, agence, conseiller, service clients ou messagerie de l'espace client. Et ne jamais valider une opération dont on n'est pas à l'origine, « même si votre interlocuteur prétexte qu'il s'agit de les annuler ».
Les gestes, dans l'ordre de la fiche
L'opposition vient en premier dès qu'un faux conseiller a appelé, même sans opération constatée.
| Geste | Ce que précise la fiche |
|---|---|
| Faire opposition | sans délai, via le numéro de la banque ou le serveur interbancaire au 0 892 705 705 |
| Changer l'accès à la banque en ligne | ou demander à la banque de le réinitialiser |
| Identifier les opérations | paiements, virements et comptes bénéficiaires des escrocs |
| Alerter la banque | demander remboursement, suspension ou retour des fonds ; une copie de plainte peut être exigée |
| Conserver les preuves | numéros, messages, ordres de virement, relevés |
| Signaler sur Perceval | pour une fraude à la carte, même remboursée ; ne remplace pas la plainte |
| Porter plainte | commissariat, gendarmerie ou procureur de la République |
| Se faire conseiller | Info Escroqueries au 0 805 805 817, gratuit, du lundi au vendredi |
Après l'urgence : chercher d'où venaient les informations
La fiche demande ensuite de mettre à jour ordinateurs et téléphones, de lancer une analyse antivirus complète pour chercher un virus à l'origine de la fraude, et de vérifier qu'aucun compte en ligne n'est piraté, en changeant les mots de passe au moindre doute. Voir notre page sur les virus, celle sur les comptes piratés et celle sur l’hameçonnage. Pour une entreprise, la variante par virement détourné est la fraude au faux RIB.
Ce que prévoit le code pénal
Selon les cas, la fiche cite l'escroquerie, article 313-1 du code pénal, punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros ; l'accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, article 323-1, trois ans et 100 000 euros d'amende, cinq ans et 150 000 euros en cas de suppression ou modification de données ; et la collecte frauduleuse de données personnelles, article 226-18, cinq ans et 300 000 euros d'amende.
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne traite pas des règles de remboursement propres à chaque banque, à vérifier auprès de la sienne. Fiche lue le 14 septembre 2026.
Questions fréquentes
Ma banque peut-elle me demander un code reçu par SMS ?
Non : selon Cybermalveillance.gouv.fr, jamais un conseiller ne demande de mot de passe, de code de confirmation ou de valider une opération sur l'application pour une supposée fraude.
J'ai donné un code à un faux conseiller : que faire ?
Faire opposition sans délai à la carte, changer l'accès à la banque en ligne, signaler à la banque les opérations frauduleuses et en demander le remboursement, puis porter plainte.
Qu'est-ce que la plateforme Perceval ?
La plateforme du ministère de l'Intérieur où signaler en ligne une fraude à la carte bancaire, même remboursée ; le signalement ne remplace pas la plainte.
Comment les escrocs connaissent-ils mes informations ?
La fiche cite l'hameçonnage, le piratage de compte, un virus voleur de mots de passe ou une fuite de données personnelles détenues par une organisation.
Sources consultées
- Cybermalveillance.gouv.fr — Que faire en cas de fraude au faux conseiller bancaire ? (mise à jour le 7 mai 2026)cybermalveillance.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026