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Jaquette de la page « Virus informatique en entreprise : que faire, et comment s'en prémunir » : Virus informatique

QuestionRelu par Hugo Berton

Virus informatique en entreprise : que faire, et comment s'en prémunir

Virus sur un ordinateur ou un téléphone : déconnecter, alerter le prestataire, porter plainte avant de réinstaller, analyse antivirus. Fiche officielle de mars 2026.

Par Hugo Berton · · 2 min de lecture · relu le 14 septembre 2026

En bref

En cas de virus sur un ordinateur ou un téléphone, Cybermalveillance.gouv.fr, dans sa fiche mise à jour le 17 mars 2026, conseille d'arrêter toute opération sensible, de déconnecter l'appareil d'Internet et du réseau, d'alerter son prestataire informatique, d'identifier la source et l'étendue de l'infection, et de porter plainte avant de réinstaller. Viennent ensuite l'analyse antivirus complète, le changement des mots de passe, la restauration du système et, en dernier recours, la réinitialisation de l'appareil après avoir sauvegardé ses fichiers.

  • 9mesures de prévention contre les virus listées par Cybermalveillance.gouv.fr, fiche mise à jour le 17 mars 2026
  • 7 ansd'emprisonnement et 100 000 € d'amende encourus pour extorsion en cas de rançongiciel, article 312-1 du Code pénal cité par la fiche

Virus : ce que recouvre le mot

La fiche « Virus informatique, que faire ? », publiée le 6 mai 2021 et mise à jour le 17 mars 2026, définit le virus comme un programme malveillant qui perturbe le fonctionnement d'un système « à l'insu de son propriétaire ». Le terme recouvre le rançongiciel, le cheval de Troie ou le logiciel espion. Il entre par un message, une pièce jointe, un lien frauduleux, un site malveillant, un appareil non mis à jour ou une application piratée.

Les symptômes cités : une alerte de l'antivirus, un ralentissement ou un blocage anormal, des fenêtres ou messages d'erreur sans raison, des logiciels modifiés. Le but va de l'espionnage au vol de données, jusqu'au chiffrement des fichiers contre rançon.

Les gestes, dans l'ordre de la fiche

L'ordre protège à la fois l'entreprise et les preuves : isoler d'abord, nettoyer ensuite.

ÉtapeGesteCe que précise la fiche
1Arrêter les opérations sensiblesni banque, ni envoi confidentiel, ni connexion avec identifiant et mot de passe
2Déconnecter l'appareilcâble réseau, wifi, Bluetooth ou données mobiles coupés
3Alerter le prestataireen entreprise, le service ou prestataire informatique, immédiatement
4Identifier la sourcepièce jointe, lien, site, logiciel non mis à jour, port mal fermé, application piratée
5Mesurer l'étendueautres appareils du réseau, informations perdues ou compromises
6Conserver les preuvesmachines séquestrées ou copie physique complète
7Porter plainteavant la réinstallation des appareils touchés
8Analyser et nettoyerantivirus vérifié et à jour, quarantaine ou suppression, redémarrage
9Changer les mots de passeau moindre doute, différents et complexes pour chaque service
10Restaurer le systèmeà une date antérieure si les symptômes persistent
11Réinitialiser en dernier recoursaprès avoir sauvegardé ses fichiers personnels
Cybermalveillance.gouv.fr, « Virus informatique, que faire ? », mise à jour le 17 mars 2026, lue le 14 septembre 2026.

Deux réflexes qui évitent d'aggraver la situation

Le premier : tant que l'infection n'est pas traitée, ne plus rien faire de sensible sur l'appareil, ni consulter son compte bancaire, ni se connecter à un service avec identifiant et mot de passe. Le second : ne pas réinstaller trop vite. La fiche insiste pour que la plainte intervienne « avant la réinstallation des appareils touchés », afin de conserver les preuves techniques pour les enquêteurs.

Si les fichiers sont chiffrés et qu'une rançon est demandée, la conduite à tenir est sur notre page rançongiciel ; si l'intrusion touche un serveur ou le réseau, sur celle sur le piratage informatique.

Se prémunir : neuf mesures

La fiche liste : un antivirus à jour, les mises à jour de l'appareil et des logiciels, aucun programme piraté ou d'origine douteuse, aucune pièce jointe ni lien de message suspect, pas de sites illicites, un compte sans droits administrateur pour lire ses messages et naviguer, des sauvegardes régulières, des mots de passe complexes, et aucun support amovible de provenance inconnue, comme une clé USB trouvée.

Le détail de chaque mesure est sur nos pages antivirus, mises à jour, sauvegardes et mots de passe.

Ce que prévoit le code pénal

L'atteinte à un système de traitement automatisé de données, articles 323-1 à 323-7 du Code pénal, est passible de trois à sept ans d'emprisonnement et de 100 000 à 300 000 euros d'amende. En cas de rançongiciel, la fiche précise que les faits relèvent de l'extorsion et non de l'escroquerie, article 312-1 : sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende. L'usage d'une identité volée relève de l'article 226-4-1 : un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

Ce que cette page ne dit pas

Elle ne détaille pas la restauration propre à chaque système d'exploitation, renvoyée par la fiche à la documentation de l'appareil. Fiche lue le 14 septembre 2026.

Questions fréquentes

Que faire en premier quand un ordinateur a un virus ?

Cesser toute opération sensible, déconnecter l'appareil d'Internet et du réseau, et en entreprise alerter immédiatement le prestataire informatique, selon Cybermalveillance.gouv.fr.

Comment savoir si mon ordinateur a un virus ?

La fiche cite une alerte de l'antivirus, un ralentissement ou un blocage anormal, des fenêtres ou messages d'erreur sans raison, ou des logiciels modifiés.

Faut-il porter plainte pour un virus ?

Selon le préjudice, oui, et avant de réinstaller les appareils touchés, pour conserver les preuves techniques.

Faut-il réinstaller l'ordinateur après un virus ?

En dernier recours seulement, si le virus persiste après l'analyse antivirus et la restauration du système, et après avoir sauvegardé ses fichiers personnels.

Sources consultées

  1. Cybermalveillance.gouv.fr — Virus informatique, que faire ? (mise à jour le 17 mars 2026)cybermalveillance.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026

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