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Jaquette de la page « Usurpation d'identité : les recours, étape par étape » : Usurpation d'identité

QuestionRelu par Hugo Berton

Usurpation d'identité : les recours, étape par étape

Usurpation d'identité : preuves, signalements, une plainte par fait, banques prévenues, pièces renouvelées, fichiers de la Banque de France. Fiche de février 2026.

Par Hugo Berton · · 2 min de lecture · relu le 14 septembre 2026

En bref

En cas d'usurpation d'identité, Cybermalveillance.gouv.fr, dans sa fiche mise à jour le 26 février 2026, conseille de conserver les preuves, de signaler le faux compte aux plateformes, de porter plainte pour chaque fait, de prévenir ses banques, de faire annuler et renouveler les pièces d'identité utilisées, de contacter la Banque de France et de consulter les fichiers FCC, FICP et FICOBA, puis de prévenir ses contacts. Pour s'en protéger, elle recommande notamment de marquer les copies de documents d'identité que l'on transmet.

  • 3fichiers à consulter après une usurpation d'identité selon la fiche : chèques (FCC), incidents de crédit (FICP) et comptes bancaires (FICOBA)
  • 15 000 €d'amende et un an d'emprisonnement encourus pour usurpation d'identité, article 226-4-1 du Code pénal cité par la fiche

Usurpation d'identité : ce que font les escrocs

La fiche « Usurpation d'identité, que faire ? », publiée le 4 octobre 2021 et mise à jour le 26 février 2026, définit un délit : l'utilisation de « données personnelles et/ou professionnelles » permettant d'identifier une personne, sans son accord, pour se faire passer pour elle. Les informations viennent de documents perdus ou volés, d'un hameçonnage, du piratage d'un compte, d'un appareil ou d'un site, voire des poubelles de la victime.

Au nom de la victime, les escrocs créent des comptes sur les réseaux sociaux, escroquent ses proches, publient de fausses annonces, ou ouvrent une ligne téléphonique, un compte bancaire, souscrivent un crédit. Les victimes peuvent alors être poursuivies pour des infractions « dont elles devront prouver qu'elles n'en seraient pas les auteurs ».

Les gestes, dans l'ordre de la fiche

Chaque fait appelle sa propre plainte : c'est elle qui servira de justificatif auprès des banques et des administrations.

GesteCe que précise la fiche
Conserver les preuvescaptures, nom et adresse du compte, messages, adresses des pages
Signaler aux organismesréseaux sociaux, messageries, ou tout autre organisme directement
Porter plainte pour chaque faitet garder une copie de chaque plainte
Prévenir ses banqueset faire opposition si des informations bancaires ont été dérobées
Renouveler ses pièces d'identitéannuler celles utilisées par les escrocs
Attestation sur l'honneurà chaque organisme qui vous met en cause, avec copie de la plainte
Contacter la Banque de Franceet consulter les fichiers FCC, FICP et FICOBA
Prévenir ses contactsavec le nom et l'adresse du compte frauduleux
Sécuriser ses comptessi l'usurpation vient du piratage d'une messagerie ou d'un réseau social
Cybermalveillance.gouv.fr, « Usurpation d'identité, que faire ? », mise à jour le 26 février 2026, lue le 14 septembre 2026.

Banque de France : vérifier ce qui a été ouvert en votre nom

La fiche conseille de contacter la Banque de France pour signaler les faits et vérifier si un crédit a été souscrit ou un compte ouvert à votre insu, en consultant trois fichiers : le fichier central des chèques, le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers et le fichier national des comptes bancaires et assimilés. Une attestation sur l'honneur, jointe à la copie de la plainte, sert ensuite à contester chaque fait reproché.

Se protéger : marquer ses copies et limiter ce qu'on donne

Parmi les douze précautions de la fiche, une est simple et peu connue : inscrire sur chaque copie de document d'identité transmise le motif de l'envoi, la date et le destinataire. Pour les documents numérisés, le service filigrane.beta.gouv.fr ajoute ce marquage.

Les autres : ne transmettre ni informations sensibles ni pièce d'identité, fiche de paie, avis d'imposition ou RIB à un interlocuteur non authentifié, donner le minimum d'informations en ligne, régler la confidentialité de ses réseaux sociaux, surveiller ses relevés, détruire les documents avant de les jeter, et sécuriser ses comptes par des mots de passe différents et la double authentification. Voir aussi notre page sur les réseaux sociaux.

Ce que prévoit le code pénal

Selon les faits, la fiche cite plusieurs infractions. Les peines ci-dessous sont celles qu'elle mentionne.

InfractionTextePeine citée
Usurpation d'identitéarticle 226-4-1 du Code pénalun an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende
Escroqueriearticle 313-1 du Code pénalcinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende
Collecte frauduleuse de données personnellesarticle 226-18 du Code pénalcinq ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende
Usage frauduleux de moyen de paiementarticles L163-3 et L163-4 du Code monétaire et financiersept ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende
Accès frauduleux à un systèmearticle 323-1 du Code pénaltrois ans et 100 000 €, cinq ans et 150 000 € en cas de suppression ou modification de données
Atteinte au secret des correspondancesarticle 226-15 du Code pénalun an d'emprisonnement et 45 000 € d'amende
Peines telles que citées par Cybermalveillance.gouv.fr dans sa fiche mise à jour le 26 février 2026.

Ce que cette page ne dit pas

Elle vise l'identité d'une personne. Quand c'est l'entreprise elle-même qu'un faux site imite, voir notre page sur l’usurpation de site professionnel. Fiche lue le 14 septembre 2026.

Questions fréquentes

Que faire en premier en cas d'usurpation d'identité ?

Conserver les preuves, signaler le faux compte à la plateforme concernée et porter plainte pour chaque fait, en gardant une copie de chaque plainte, selon Cybermalveillance.gouv.fr.

Comment savoir si un crédit a été ouvert à mon nom ?

La fiche conseille de contacter la Banque de France et de consulter le fichier central des chèques, le FICP et le FICOBA.

Comment protéger une copie de carte d'identité envoyée par mail ?

Inscrire dessus le motif de l'envoi, la date et le destinataire ; pour un document numérisé, le service filigrane.beta.gouv.fr ajoute ce marquage.

Que risque un usurpateur d'identité ?

Un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende pour l'usurpation elle-même, article 226-4-1 du Code pénal, et davantage si s'y ajoutent escroquerie ou usage frauduleux de moyens de paiement.

Sources consultées

  1. Cybermalveillance.gouv.fr — Usurpation d'identité, que faire ? (mise à jour le 26 février 2026)cybermalveillance.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026

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