
QuestionRelu par Hugo Berton
Utiliser l'IA en entreprise : les conseils officiels de septembre 2026
Utiliser l'IA au travail : cadre d'usage, pas de données sensibles, compte pro séparé, double authentification. Conseils officiels du 8 septembre 2026.
Par Hugo Berton · · 2 min de lecture · relu le 14 septembre 2026
En bref
Pour utiliser l'IA en entreprise, Cybermalveillance.gouv.fr a publié le 8 septembre 2026 des conseils précis : connaître le cadre d'usage fixé par l'employeur, ne confier aucune information sensible en l'absence de règles, utiliser uniquement le service souscrit par l'entreprise, séparer strictement usages personnels et professionnels, protéger le compte par un mot de passe robuste et la double authentification, et réduire la conservation des échanges. Le dirigeant, lui, doit s'assurer qu'une charte d'usage existe et que les services choisis respectent le RGPD.
- 12caractères au minimum pour le mot de passe d'un compte d'IA, avec majuscules, minuscules, chiffres et caractère spécial, selon la fiche du 8 septembre 2026
- 6assistants IA sur 6 dont la moyenne des avis écrits récents est inférieure à la note affichée sur l'App Store, relevés des 18 et 19 août 2026
L'IA au travail : les risques que pointe l'État
La fiche « Utiliser l'IA, conseils pour les particuliers et les professionnels », publiée le 8 septembre 2026, part d'une diffusion « aussi rapidement que massivement » de l'IA et en liste les risques : partages non maîtrisés de données, confiance excessive dans les résultats, piratage de compte en ligne. Pour les professionnels, le risque principal tient au « non respect ou à l'absence d'encadrement » de l'usage, qui peut conduire à des fuites d'informations ou à la perte de savoir-faire.
La fiche cite parmi les IA généralistes ChatGPT, Claude, Copilot, Gemini ou Mistral Vibe, et distingue trois familles : l'IA générative, qui produit textes et images, l'IA prédictive, qui analyse des données, et l'IA agentique, faite d'agents capables d'agir sans intervention humaine, par exemple pour traiter et répondre aux mails.
Les règles pour les salariés et indépendants
Sept conseils s'adressent au contexte professionnel.
| Conseil | Ce que précise la fiche |
|---|---|
| Connaître le cadre d'usage | règlement intérieur, charte informatique, politique de sécurité ou charte d'usage de l'IA |
| Ne pas confier d'informations sensibles | en cas de doute ou sans politique : RH, projets confidentiels, actions juridiques, plan de développement |
| Utiliser le service de l'employeur | exclusivement celui souscrit par l'entreprise |
| Séparer perso et pro | pas d'accès IA personnel pour des tâches professionnelles, et inversement |
| Mot de passe robuste et unique | au moins 12 caractères, majuscules, minuscules, chiffres et caractère spécial |
| Double authentification | dès qu'elle est disponible |
| Confidentialité du compte | réduire la conservation des échanges, effacer régulièrement l'historique |
Côté dirigeant : une charte et des services conformes
Le dirigeant ou le responsable de la conformité doit s'assurer qu'une charte d'usage de l'IA existe et que tous les collaborateurs en sont informés et sensibilisés, puis vérifier que les services souscrits respectent les réglementations nationales, « comme le RGPD », et les obligations propres au secteur, par exemple pour les données de santé. Ce chantier s'inscrit dans la méthode de pilotage de la cybersécurité par le dirigeant.
Hallucinations : vérifier avant de s'en servir
Les IA sont « généralement paramétrées avec une obligation de réponse », rappelle la fiche : un résultat affirmé de manière convaincante peut s'avérer erroné ou inventé, ce qu'on appelle hallucination ou confabulation. Les résultats varient d'une IA à l'autre, et parfois entre la version gratuite et la version payante d'une même IA. D'où trois réflexes : vérifier soi-même les réponses à enjeu, demander à l'IA ses sources, et ne pas la prendre pour un expert juridique ou un médecin.
Pour les agents et extensions, la fiche demande de limiter les autorisations au strict nécessaire : accès aux documents, suggestions, réutilisation pour l'entraînement, et surtout les actions automatiques « sans confirmation humaine ».
Ce que disent les utilisateurs de six assistants IA
Nous avons lu les avis écrits en français les plus récents de six assistants sur l'App Store : pour les 6, la moyenne des avis écrits est inférieure à la note affichée. Ces avis portent sur l'usage de l'application, pas sur la protection des données, que nous n'avons pas évaluée. Le détail est dans chaque page.
| Application | Note affichée sur l'App Store | Moyenne des avis écrits en français les plus récents |
|---|---|---|
| ChatGPT | 4,76 sur 1 451 026 notes | 4,43 sur les 150 derniers avis écrits |
| Claude | 4,64 sur 36 340 notes | 3,07 sur les 500 derniers avis écrits |
| Microsoft Copilot | 4,64 sur 135 683 notes | 2,59 sur les 150 derniers avis écrits |
| Le Chat Mistral | 4,77 sur 33 486 notes | 4,23 sur les 150 derniers avis écrits |
| Perplexity | 4,74 sur 74 654 notes | 3,30 sur les 150 derniers avis écrits |
| Grok | 4,78 sur 81 853 notes | 3,31 sur les 501 derniers avis écrits |
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne compare pas les paramètres de confidentialité de chaque service. Pour intégrer l'IA dans un projet informatique, la fiche renvoie aux recommandations de l'ANSSI et aux fiches pratiques de la CNIL. Fiche lue le 14 septembre 2026.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser ChatGPT au travail ?
Selon Cybermalveillance.gouv.fr, en respectant le cadre fixé par l'employeur, avec exclusivement le service souscrit par l'entreprise et sans y confier d'informations sensibles en l'absence de règles.
Quelles informations ne pas donner à une IA ?
La fiche cite les informations RH, les projets confidentiels, les actions juridiques et les plans de développement, à éviter en cas de doute ou sans politique d'usage.
Une entreprise doit-elle avoir une charte IA ?
La fiche demande au dirigeant de s'assurer qu'une charte d'usage de l'IA existe et que tous les collaborateurs en soient informés et sensibilisés.
Peut-on se fier aux réponses d'une IA ?
Pas sans vérification sur les sujets à enjeu : une IA peut halluciner, c'est-à-dire affirmer de façon convaincante un résultat erroné ou inventé.
Sources consultées
- Cybermalveillance.gouv.fr — Utiliser l'IA, conseils pour les particuliers et les professionnels (publiée le 8 septembre 2026)cybermalveillance.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026